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Dirigé
aujourd’hui par la pseudo performance, fasciné par la méga modernité,
le makhzen s’est installé dans un confort totalement réglé, mais vide
de sens. Avec une conscience endormie, des facultés intérieures
sclérosées faute d’usage, n’aurait-il pas oublié d’être ? Se serait-il perdu dans des chemins qui ne mènent nulle part ? Le
makhzen a joué et joue son rôle de figuration par moment, mais la vie
quotidienne l’ignore. Il est absent de la vraie éducation, inexistant
dans la vraie gestion de la chose publique, et l’encombrante
information quotidienne l’écarte de tout ce qui est utile pour le
laisser se concentrer sur l’inutile. Il a tout compris sauf
l’essentiel, il relie l’histoire sans plus, il croit corriger les
erreurs du passé mais continue à commettre au passage de
nouvelles maladresses. Les événements sont vécus sans que les leçons en
soient tirées. On ne s’aperçoit plus du makhzen que lorsqu’il s’agit de
tabasser des grévistes de tout genre ou les frères et sœurs du
mouvement AdlWalihssane qui entrent ou qui sortent de chez eux ou des
assises de lecture du coran. Même chez les serviteurs fidèles (qui
sont-ils ?), le makhzen se réduit à une activité marginale, une sorte
de luxe hebdomadaire, un moment de relaxation qui dérange. Le
makhzen a tellement déçu les marocains qu’à la fin ils l’ont mis entre
parenthèse et, se débrouillant tout seuls, ont fini par l’oublier, sauf
quand il s’agit de tabassage (le mot n’existe pas en français mais je
pense que vous avez compris le sens). Par
ailleurs, le projet du mouvement AdlWalihssane se propose de lever le
voile qui obscurcit les existences. Il appelle à un sursaut, à une
mutation collective des consciences de façon volontaire et sans à priori. Puisque
nul ne peut vivre sans la lumière de l’espérance, seul le projet d’une
vie où prévaudraient les valeurs de l’intelligence du cœur permet
d’éclairer l’avenir de l’homme. Dans
cette perspective, la voie ouverte par le mouvement AdlWalihssane
conduit au cœur même du projet de société, qui accueille l’espérance
comme une greffe de vie plus intense. En effet, ce projet ne commence pas par des vérités dogmatiques ou démagogiques, mais prend son essence en nous, dans le devenir universel auquel chacun participe. Faute
de temps, on ne s’arrête pas réellement sur le contenu du message du
mouvement AdlWalihssane pour l’analyser, c’est un sujet sur lequel on
passe, sans insister. Sans s’en rendre compte, on cède à un refoulement
collectif, on évite les questions sans réponses, les questions qui
fâchent, il devient indiscret de parler du projet AdlWalihssane à moins
d’être dans un cadre approprié et d’écouter des spécialistes l’analyser
sans l’avoir lu et vécu, sinon on choque, on enfreint un tabou, dire
que le projet de société proposé par le mouvement AdlWalihssane est
cohérent devient un péché, le communiquer de façon civilisée et pacifique devient un crime. Or
ce message est, avant tout, porteur d’espérance, et l’espérance reste
une nécessité biologique pour des êtres comme nous, doués d’une
conscience lucide. Enfermer de telles consciences dans un milieu clos,
sans horizon, sans ouverture spirituelle, c’est les condamner
à l’asphyxie. Un vague malaise empêche le développement normal du
cerveau et du cœur, le makhzen pousse à une nouvelle maladie, celle de
l’absurde. Le
mouvement AdlWalihssane invite à un pacte pacifique islamique et
courageux, à une conception d’un avenir collectif où devrait prédominer
la foi, la paix, la justice, la solidarité, la spiritualité. Il
faut oser franchir le pas et afficher les valeurs de l’islam comme
levier de développement pour un Maroc meilleur. En tous les cas, c’est
ce que veulent les marocains et marocaines, à moins qu’on veuille faire
comme d’autres : imposer la démocratie !!! Souriez, il y aura des lendemains meilleurs.
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