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Les élections entre la France et le Maroc |
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ةcrit par Ahmed MOUKHLISSE
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07-05-2007 |
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Au lieu de tirer des leçons je me suis trouvé
entrain de dénombrer des contradictions: entre les politiciens français et marocains d'une part et entre les deux peuples d'une autre part.
Comme la plupart
des marocains j'ai suivi avec un grand intérêt le déroulement des
présidentielles 2007 en France. Et comme on avait l'habitude au Maroc
de prendre la France comme exemple dans tous les domaines sous prétexte
des relations historiques et politique qui lient les deux pays. Alors
je me suis dis, que ce chapitre de la démocratie française mérite
d'être médité pour en tirer les leçons, pour un Maroc meilleurs en
particulier à la veille des élections législatives au Maroc. Le
problème c'est que la différence est creuse entre les deux situations
et les deux contextes. Au lieu de tirer des leçons je me suis trouvé
entrain de dénombrer des contradictions: entre les politiciens français et marocains d'une part et entre les deux peuples d'une autre part.
1. L'élite et les partis politiques: En France, les politiciens sont
avant tout des hommes et des femmes bien instruits et très engagés.
Porteurs de projets de changements et des militants fidèles à la pensée
qu'ils ont choisi. Au Maroc, loin de ça, la majorité de ceux qui font
la politique focalisent leurs efforts, une fois élus, à la réalisation
de leurs projets personnels, par les moyens que leurs offrent les
postes qu'ils envahissent…pire, ils ont une capacité remarquable à
détourner le dos à leurs engagements et promesses de la même habilité
qu'ils s'inclinent devant la statue chaque fin juillet. Même les plus
sérieux et honnêtes de nos élus sont incapables de lancer un vrai
changement… vu les limitations que la constitution impose aux pouvoirs
du gouvernement et du parlement.
2. Le peuple:
n'en parlant pas des taux d'analphabétisme, de l'engagement politique
où syndicaliste et des autres éléments objectifs qui font la différence
entre les deux peuples…rien que la comparaison entre les taux de
participations pour constater la différence : autour de 85% en France
et moins de 30% au Maroc en 2002 (selon des sources autres que le
ministère de l'intérieur). L'explication : Le désespoir et le manque de
confiance. Les marocains ne croient plus en un jeu politique qui génère
des responsables véreux et incompétents, pourquoi bon maintenir ce
maudit jeu et en allonger l'existence?…leur absence lors des scrutins
est bien justifiée c'est même un message très fort à qui de droit. Pour
les français, aller aux urnes est un devoir civique. Aussi, c'est
l'occasion d'exprimer sa sympathie à un militant qui a démontré qu'il
mérite le soutient ou de punir un autre qui n'a pas donné satisfaction…
Ahmed MOUKHLISSE
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